Nos Valeurs

Le 25 mai 2014 nous demandions votre soutien et vous nous avez élus. Qu’en avons-nous fait ?

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Nous nous sommes présentés à vous en 2014 en établissant un programme. Nous pensons que les promesses doivent être tenues, aussi nous avons repris – sans en retirer le moindre mot – notre programme de 2014 et fait le bilan correspondant. A vous de juger si nous l’avons respecté. 

  1. Une équipe active dans la communauté des Français du Portugal

 

L’équipe des Français du Portugal a été constituée pour agir. Tous ses membres sont impliqués de longue date dans la vie de notre communauté au Portugal. Ils sont d’âges différents, venant de Lisbonne, du Nord, du Centre et du Sud du Portugal. Aucun n’a attendu de se présenter dans une élection pour être largement volontaire dans les activités culturelles et sociales de notre communauté.

Cette équipe homogène portera ses élus pendant leur mandat, participant et aidant au débat, assurant le relai avec toutes les régions. Les compétences sont diverses et complémentaires. Certains exercent des fonctions locales au Portugal, ce qui démontre leur enracinement et leur capacité à comprendre notre pays de résidence. D’autres ont ou ont eu des enfants aux Lycées Français et ont participé aux équipes de parents d’élèves. Tous participent à la relation économique entre la France et le Portugal. Alain Valès, enfin, apporte à l’équipe toute son expérience et sa compétence, après deux mandats comme notre représentant à l’Assemblée des Français à l’Etranger. Il a en outre fait preuve d’un appui permanent au prestige du Portugal auprès des instances internationales.

➜ Notre unité a été permanente. Tous sont restés actifs et cohérents. Jean-Marc Marlier, Jean-Pierre Hougas et Pascale Lagneaux sont toujours très actifs et impliqués, que les deux élus, dans les régions dont ils avaient la charge. Jusqu’en mars 2020 où la Covid nous en a empêché, et comme les années précédentes, nous avons eu l’occasion de faire des réunions publiques et vous rencontrer. 

 

  2. D’abord la proximité, pas la politique

 

Notre candidature est construite pour servir la communauté des Français du Portugal, pas pour amener au Portugal des débats inutiles.  Nous nous sommes rassemblés en fonction de l’action et de la proximité, et non pas des étiquettes politiques. Nous sommes libres, proches des indépendants, de l’UMP, de l’Union des Français de l’Étranger. Nous pensons que chaque citoyen doit avoir une pensée politique, donc s’engager un minimum, sans attendre que cela soit toujours l’Etat qui se charge de la société. 

➜ Le succès de l’UFE au Portugal, apolitique, est la preuve éclatante de cette approche. Mais aussi nos bonnes relations avec de nombreuses autres associations comme l’AFNP, avec les Chambres de Commerce, avec la paroisse. Nous avons collaboré très au-delà de l’espace partisan. Nous sommes évidemment plus proches des Sénateurs LR des Français à l’Etranger, avec lesquels nous travaillons quotidiennement, car ils partagent nos idées de centre-droit. En conseil consulaire, la plupart des décisions ont été prises en bonne entente avec les deux représentants de l’ADFE, mais nous défendons nos valeurs (et eux, les leurs).  

Nous sommes consternés par le comportement de nos dirigeants et regrettons vivement que le Député élu par la circonscription, ancien président de l’ADFE-Français du Monde au Portugal, juge normal de se présenter aux municipales en France et de déclarer  « Je suis un élu de la nation et 15 % de mon temps est consacré à ma circonscription ».  Il a d’ailleurs annoncé qu’il ne se représenterait pas. Ceux qui ont voté pour lui et qu’il aimait tant pendant sa campagne apprécieront.

➜ Nous ne devons pas oublier cette réalité, même si elle ne s’applique plus maintenant. Dans les faits, Arnaud Leroy – un des fondateurs de LREM - a été remplacé par une députée qui partage cette logique. On doit aussi rappeler que la double-agression contre notre communauté de la fin 2014 – la décision de fermer l’immeuble de l’IFP et le Consulat Général à Porto – a été décidée par un gouvernement PS soutenu par le député PS / ADFE de la circonscription. Le gouvernement PS a refusé de conserver l’immeuble de l’IFP pour étendre le Lycée Français à Lisbonne, on cherche maintenant des espaces. Le déni de démocratie constitué par le refus d’ouvrir le bureau de vote d’Algarve, est une autre volonté du PS soutenues dans les faits par Arnaud Leroy. Nos compatriotes doivent s’en rappeler lors des prochaines élections et reconnaitre qu’un représentant de la majorité présidentielle les défendra moins bien qu’un représentant d’opposition. Il est également légitime de sanctionner le PS et ses héritiers ont porté un très sérieux préjudice à notre communauté.  

Dans l’exercice du mandat d’un conseiller consulaire, il faut connaître les réalités et avoir du bon sens. Nous connaissons bien les réalités de notre communauté, car nous en sommes tous issus. Nous les abordons sans idées préconçues.

Un conseil consulaire à Porto et un autre à Lisbonne étaient souhaitables. Notre Ministre ne l’a pas voulu ainsi concentrant tout sur Lisbonne. Nous nous efforçons, avec nos relais, de représenter toutes les régions du Portugal.

➜ C’est très important. Qui voudrait, au conseil municipal d’une ville moyenne, que ses élus soient les derniers arrivés d’un seul quartier ? Nous nous étions efforcés en 2014 de constituer une liste réellement représentative de toutes les générations et géographies, mais toujours avec des personnes qui connaissaient très bien notre communauté au Portugal. Et nous avons travaillé ainsi pendant six ans. Nous avons notamment largement accompagné l’accroissement le la présence française en Algarve .

  3. Des projets

Siégeant auprès de l’Ambassadeur, disposant de relais institutionnels et politiques, nous porterons des projets, au  au bénéfice de tous et sans exclusive :

A) Pour les personnes du 3ème âge : de nombreux compatriotes au Portugal sont d’un âge avancé, mais souhaitent rester vivre au Portugal. Certains disposent de moyens économiques suffisants, d’autres un peu moins mais tous souffrent de l’isolement, et ne savent pas où trouver la solidarité qui leur est due. Nous voulons agir et proposons :

 

  • Un système de suivi régulier auprès des personnes, géré par des volontaires.

  • Un accompagnement des situations critiques.

  • Une réflexion sur la mise en place d’une maison de retraite, comme cela existe dans de nombreux pays. 

  • Un travail de lien et d’entraide amicale entre les générations.

  • Un soutien pour gérer les difficultés administratives chez les personnes âgées, avec des interlocuteurs spécialisés.

  • La promotion d’un protocole avec les institutions françaises pour accompagner au Portugal nos ressortissants qui ont acquis des droits en France.

  • Une intervention auprès des responsables de la Société Française de Bienfaisance pour étudier le renforcement de son rôle social.

 

➜ Pour rappel : il y avait 140 membres de l’UFE au Portugal en 2014, il y en a largement plus de 2000 aujourd’hui. Mais nous avons également utilisé nos moyens de communication – principalement les réseaux sociaux – pour soutenir la visibilité de nombreuses autres associations. Nous avons rapidement compris que le cadre de l’UFE – en organisant de nombreuses réunions d’information sur la santé notamment -  était le plus efficace pour répondre à cette promesse. Concernant la SFB, nous avons à peu près tout essayé pour les convaincre de consacrer plus d’importance à leur rôle social, et Laurent Goater a encore eu l’occasion de rappeler ce besoin régulièrement. 

 

B) Pour les jeunes : Nous sommes attachés au dispositif des Lycées Français dans le monde, une des fiertés de la France. Des problèmes se posent naturellement qui exigent une très grande vigilance. 

 

  • L’augmentation constante et importante des frais de scolarité doit être combattue, car elle exclut un nombre important de familles françaises pour qui l’effort financier est excessif. Or il est primordial que l’accès aux enfants des ressortissants français soit facilité. La France doit accepter d’investir plus dans l’éducation des enfants français, sans discriminer ceux qui résident à l’étranger. La réduction réelle, niée par tromperie, du montant des bourses doit être combattue pour revenir au moins aux montants antérieurs. 

 

  • La qualité de l’enseignement, assuré par des professeurs compétents et dévoués, doit rester un objectif essentiel. Nous nous battrons pour que l’excellence reste un critère déterminant dans les choix futurs. 

 

  • Une bonne relation entre les enseignants et les parents d’élèves est essentielle. Nous veillerons à la promouvoir et à l’équilibre des responsabilités de chacun.

 

  • L’enseignement de la langue et de la culture française n’est pas le privilège exclusif des deux Lycées Français. Il faut que l’Institut Français du Portugal, le CNED, le Programme FLAM, et d’autres acteurs publics et privés, soient mieux coordonnés pour apporter la connaissance de la langue et de la culture française dans les régions.

 

➜ A la rentrée 2014, conjointement avec nos collègues, nous avions fait une consultation FLAM à toute la communauté. Les résultats n’ont pas permis de viabiliser des groupes FLAM. Nous avons poursuivi nos efforts en ce sens, avec plusieurs actions concrètes dans les derniers mois. Nous avons participé à la plupart des conseils d’établissement à Lisbonne – on nous a refusé de nous faire représenter à Porto – pour accompagner la gestion du LFCL. Nous pensons qu’il est erroné que les conseillers consulaires n’aient qu’une présence consultative au CE, nous devrions pouvoir voter et mettre notre véto à certaines décisions. La part d’élèves français a cependant beaucoup grandi sur ces six années, et nous nous impliquons de notre mieux au développement de l’offre d’enseignement. 

 

C) Pour la culture : la France travaille beaucoup pour la force de la francophonie, et notamment pour entretenir « l’amour de la France » qui caractérise un grand nombre de Portugais. Il faut faire plus et surtout mieux, en intégrant la communauté des Français du Portugal dans les actions culturelles.

 

  • Les premiers ambassadeurs de la culture française auprès de nos amis portugais, ce sont les Français qu’ils côtoient, partout au Portugal. Il faut les encourager à promouvoir la France qu’ils aiment.

 

  • Nous agirons pour que la communauté joue pleinement un rôle de relai. 

 

  • Nous pensons que l’Institut Français du Portugal doit consacrer plus de temps à la culture francophone, plutôt qu’à des programmes spécialisés, d’intérêt confidentiel. 

 

  • Il faut donner plus de force et de soutien aux fêtes populaires, et notamment le 14 juillet, en ouvrant ainsi les moments forts de notre identité nationale à nos amis portugais. Lors du bicentenaire Alain Valès avait organisé un grand bal populaire franco-portugais avec la Mairie de Lisbonne, qui a fait venir des milliers de personnes. Mieux qu’un long discours…

 

➜ L’UFE, notamment en Algarve, a brillamment répondu à notre souhait. Nous avons pu également, avec l’aide de l’Ambassade, organiser pour la première fois la Fête de la Musique à l’Ambassade en juin 2019. Et si le Portugal est devenu à la mode, notre communauté a sa part dans ce succès. 

 

D) Adapter le service public consulaire et diplomatique aux attentes des citoyens. 

Tous ceux qui sont proches de Lisbonne ou Porto et se déplacent facilement louent la disponibilité, la compétence et la gentillesse des équipes consulaires. Mais hors Lisbonne et Porto, l’éloignement des Services consulaires est cause de grandes difficultés. Nous appuierons pour : 

 

  • Développer un « e-consulat » offrant l’ensemble des services consulaires.

 

  • Promouvoir l’accueil des nouveaux arrivants au Portugal, en collaboration avec les associations qui agissent déjà sur le terrain, et mieux accompagner le retour de nos compatriotes qui reviennent en France. 

 

  • Intensifier l’usage des nouvelles technologies pour un service de proximité, comportant un service consulaire mobile.

 

  • Lutter pour le maintien d’un Consulat Général à Porto, au service des Français du Nord du Portugal.

 

  • Promouvoir une meilleure coordination entre les systèmes maladie français et portugais.

 

  • Développer la possibilité des votes électroniques pour toutes les élections.

 

➜ De tous les points de notre programme, celui-ci nous semble le plus frustrant. En 2014, nous avions un Consul Général à Porto – capable de faire pratiquement  toutes les démarches et émission de documents – et l’Ambassade était dotée d’une valise pour faire des tournées consulaires en province, pour éviter le déplacement de nos compatriotes. Le Consulat de Lisbonne vous recevait sans rendez-vous. On ne peut qu’être insatisfait sur l’évolution du dispositif, tant sous Hollande que Macron. Cet été, nous avons essayé, sans résultat, d’obtenir du gouvernement que le remplacement du Consul Honoraire à Porto permette de ré-établir un Consulat Général. Nous avons cependant obtenu qu’une nouvelle valise biométrique soit destinée au Portugal, pour permettre bientôt des tournées consulaires. 

 

E) Garantir un traitement fiscal et social équitable aux Français du Portugal

 

Les Français expatriés ne sont pas des évadés fiscaux, contrairement à ce qu’affirment nos Dirigeants depuis deux ans. Un grand nombre de mesures injustes ont été votées depuis leur arrivée au pouvoir. Nous souhaitons : 

 

  • Renforcer le lien unissant les expatriés à la France en leur permettant de bénéficier, pour une résidence possédée en France, d’un traitement fiscal équivalent à celui des résidences principales (taxation des plus-values, droits de mutation, abattement dans le calcul d’ISF, impôts locaux).

 

  • Remplacer, en cas d’expatriation, l’obligation de fermeture des PEA par une simple suspension des avantages fiscaux.

 

  • Que les 15,5% actuels de CSG-CRDS qui sont prélevés sur les revenus immobiliers depuis 2012 et financent une protection sociale dont les Français du Portugal ne peuvent bénéficier cessent d’être perçus, ou soient transformés en prestations au Portugal pour les contribuables concernés.

 

  • Permettre le maintien des droits à l’assurance chômage, et le versement à l’étranger d’allocations chômage aux Français, salariés au Portugal mais ayant acquis des droits à l’assurance-chômage en France, dès lors qu’ils justifient auprès de l’administration consulaire d’une recherche d’emploi effective.

 

  • Faire inclure dans les lois en préparation le maintien des droits à la formation tout au long de la vie, aux Français, salariés au Portugal mais ayant acquis des droits à la formation en France.

 

  • Renforcer les moyens destinés à l’action sociale à l’étranger, pour créer un fonds de soutien aux Français privés de revenus ayant pour fonction d’octroyer des aides correspondants aux minimas sociaux sous forme d’avances remboursables pour des durées limitées (3 à 6 mois).

➜ Toujours nos Sénateurs UFE se sont battus pour défendre ces intérêts. Mr Leroy a voté jusqu’en 2017 beaucoup d’attaques injustes et Mme Cazebonne soutient aveuglement son Jupiter en évitant systématiquement de rencontrer les élus. Sale temps pour les Français établis à l’Étranger… 

Nous connaissons les besoins des Français du Portugal. 

C’est pour y répondre que nous demandons votre soutien.

— L'équipe Français du Portugal

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